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Argile terre de Loul
© Anforea Productions / Le Peuple de la terre
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AUTEUR(S)-RÉALISATEUR(S)

Ève Combres, Fabrice Chiambretto

IMAGE

Fabrice Chiambretto

SON

Laurent Dreyer

MONTAGE

Fabrice Chiambretto

MUSIQUE ORIGINALE

Alexis Ciesla, Loul Combres

PRODUCTION / DIFFUSION

Anforea Productions, Le Peuple de la terre

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Anforea Productions

ISAN : non renseigné - en savoir plus
COMMENT VISIONNER CE FILM ?

L'œuvre de l’artiste Loul Combres parle de lui et pour lui, sans que rien ne transparaisse. Céramiste potier, il a un pouvoir sur la matière avec laquelle il cherche à transformer le présent. Toujours nourri par un sens du charnel, une valeur philosophique ou par sa poésie, son approche de l’argile a souvent engendré des vocations, suscité des rêves. Il est un modèle du dire par le faire, un Maître qui donne pouvoir aux autres. Que ce soit dans une jarre, un visage ou un monolithe, l'expression de son ouvrage est toujours reliée à une histoire, un vécu ou une sensation très personnelle qui ressurgit au toucher de ses peaux d'argiles. Nombre de ses œuvres sont bâties sur l'instant, comme jetées au cœur d'une actualité, d'un présent à transformer.
En septembre 2015, Loul Combres réalise le dernier migrant d'une longue série de 640 sculptures, commencée en 2010. Il choisit le port de Gruissan où 200 migrants, réfugiés, exilés furent créés en argile, avec l'aide des habitants et de potiers locaux, en un week-end, puis embarqués sur des radeaux pour un sauvetage symbolique. Le lendemain de cette performance, Loul Combres s’aventure déjà dans une nouvelle création au service de son imaginaire au poing levé.
À 80 ans, il œuvre sur une série de 24 planètes grand format. Réunissant des hémisphères Nord et Sud, Loul se met en quête de notre matrice originelle qui nous accepte différents, si marquée et meurtrie par l'histoire qui nous unit tous et nous indigne. En 2016, la commune de Saint Chély d'Apcher en Lozère commande à ce spécialiste des créations de "fire art", une sculpture-four de sept mètres de haut, sur le thème de la peur. Il réalise alors en argile une bête jaillissant d'un livre ouvert, qu’il embrase pour la cuire au bois. Les quatre foyers qui ont servis lors de cette intervention publique sont depuis aménagés en bancs publics, afin de créer un lieu de rencontres et d’échanges.
Notre film, comme toute les œuvres de Loul Combres, a pour but de questionner le monde et de démontrer l'importance de l'art, de son expression dans nos vies et pour la société. La porte de Loul s'ouvre sur un artisanat humain, éclairé et lumineux, bâti à la mesure des hommes, mais il dit beaucoup plus si on y pénètre. La poésie et l'humanité de sa parole sont éclairées par les cuissons collectives du Menhir de Blandas, du Livre et la Bête de Saint Chély d'Apcher, de la Parole libérée de Carouge et des Bisous de Prades qui s'embrassent toutes les nuits sur un rond-point de Prades-Le-Lez. La cuisson publique de ces deux dernières pièces de quatre mètres est une chorégraphie initiatique où 150 choristes chantent le requiem de l'amour, écrit et composé par Loul. Avec Ève Combres, sa fille nous réalisons un portrait admiratif et captivant.