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Poussières d'Amérique
American Dust
© Les Films Hatari
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  • Distributeur(s) :

    Les Films Hatari, Les Films d'ici

  • Film appartenant au catalogue national de films documentaires pour les bibliothèques publiques de la Bpi, en prêt et consultation gratuits dans les bibliothèques de ce réseau.

Le film commence avec des images retraçant la construction d’un engin destiné à la conquête de l’espace. Entre deux plans, les cartons racontent un sentiment d’admiration pour l’Amérique, lieu où l’on peut s’imposer et avancer "même si les autres ne suivent pas". Le récit de la découverte d’un continent inconnu révèle ensuite l’étonnement de Christophe Colomb, ainsi que l’énonciation d’un désir de pouvoir et de soumission de l’Autre. Dès les premières minutes, un langage, un ton et un temps s’imposent : le langage est celui, poétique, de l’analogie, le ton est celui, mélancolique, du deuil, le temps est celui, hésitant, de la mémoire incertaine, du souvenir perdu. Les héros du film ne seront donc pas des vainqueurs, mais des perdants, des anonymes tombés dans la poussière de l’histoire. "Ce film est une improvisation. Ça parle d’Amérique. Donc de nous. Des morceaux de la vie de chacun. Un enfant, son père, sa mère, le lapin, le chien, les fleurs, votre enfance, la mienne, la nôtre. Les Indiens, Christophe Colomb, Apollo, la lune. Chaque personnage dit "je". C’est le journal intime de chacun. L’autobiographie de tout le monde..." (AdP).
(Luciano Barisone)

"“This is a logbook. A film which has been improvised. A poem that is slightly too long and made from other films parts, bits of sentences, pieces of music and sounds from all around. It was written in the language of cinema, without dialogue or commentary. It is both a silent movie and a wordy one as it relates many stories, twenty or so, short, minor and forming what is called History with a capital H when put together. It is about America and, therefore, about us. Pieces of everybody’s lives put together. A child, his father, his mother, the rabbit, the dog, the flowers, your childhood, mine, ours. Native Americans, Christopher Columbus, Apollo, the moon. Each character says I. It is both anybody’s diary and everybody’s auto- biography...
This is how Des Pallières has described his last opus, whose modus operandi is somewhat reminiscent of the one used in Diane Wellington (2010): some editing of anonymous footage for the purposes of collective stories, with the aim of first developing a rare blend of sensations and emotions before gathering some knowledge. Gertrude Stein – who is depicted in ‘Portrait Incomplet’ – is behind all this. Her presence is mainly noticeable through that particular art of bringing things together into a fragile monument constantly threatening to collapse, dragging us down blissfully." (Jean-Pierre Rehm, FID Marseille 2011

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